Art et artistes contemporain culture Bretagne France

Cédric Bescond un Artiste Breton

  • octobre 9, 2015

Les tableaux de Cédric Bescond sont des scènes où figure une histoire à retrouver. Superpositions d’états, d’impressions, de profondeurs, de temporalités. Figuration d’un melting-tout quantique, pris sur le vif d’une situation.

Son approche synthétise sur un mode impressionniste, une part de cubisme, une part d’art déco et de surréalisme pop. Mais ce n’est pas qu’une figure de style. C’est du ressenti fragmenté.

Dans cette nébuleuse illustrée, les écosphères s’ajoutent sans s’écraser. Tout est là en même temps, multidimensions d’un état. Les motifs s’estompent et se recréent dans une lenteur et une douceur propres. Il voit les choses comme des particules de nuage… Il aime la joie et la beauté. Il se moque un peu, il égaye souvent.

Situationnisme quantique

La théorie quantique, version la plus récente de l’explication du monde, place les objets et les êtres dans un bain général d’énergies où tout est fusionné et ne se différencie en forme et contours que sous la pression de notre oeil d’observateur. L’état n’existe que le temps d’une impression.

Fort de cette intériorité contemporaine Cédric Bescond peint le monde version quantique, tout à la fois présent et déjà absent, partiel et recomposé. La tridimension toujours suggérée, intercalée avec soin, apporte des harmoniques visuelles.
Une démarche pictographique

Cédric Bescond produit sans cesse des croquis et motifs sur carnets auxquels il revient régulièrement pour les intégrer dans une oeuvre. Son abécédaire se retrouve stylisé dans ses tableaux où les éléments sont suggérés et abstraits de la toile pour laisser plus de place aux autres. Le tout est fortement emprunt de sens graphique, calligraphique, idéographique. Ses petites symbolisations deviennent presque des mots.

Né le 20 Janvier 1974, Breton

Diplômé des écoles d’Arts de Brest et Rennes, en design d’objet et d’espace, après avoir également étudié l’art et l’architecture navale, Cédric Bescond a mis son savoir-faire pendant quelques années au services des entreprises de l’économie sociale et solidaire, du monde de la communication et des start-ups.

UNE RECHERCHE VERS LE QUANTISME
L’émergence des histoires…

Ecriture de représentation dynamique et de
mise en scène, personnages et paysages, sugestion des formes, émergence, induction d’une trame qui peut s’ouvrir sur sa complexité narrative.

D’abord de l’espace, puisque celui-ci
accompagne le sujet, l’inscrit sur une scène qui
n’est qu’un espace temps. Souvent espace temps
suggéré sans perspectives définies mais
avec une profondeur latente marquée par des
signes graphiques récurents. Le trait incluant
le symbole descriptif de l’objet et la possibilité de
l’émergence.

Objets immanents et la superposition de temps narratifs…

La superposition de moments sur les objets et
la trame permet l’émanation d’une histoire, d’un
espace en mouvement. Les éléments et leurs lignes émergentes s’entremèlent pour se former
mutuellement, signes de l’intrication des objets
quantiques entre eux et de la déformation de la
trame.
Cette superposition éclate les objets et les espaces
de la scène en volumes géométriques qu’elle mèle en un flux émergent et changeant.

L’objet peut se voir en transparence, en
enchevètrement, dans l’interrogation du plein
et du vide, de près ou de loin en même
temps, en partie, en élément symbolique.

La surface s’inscrit en un ensemble dynamique, de zones d’abstraction idéographique en zones plus
figuratives, points de répères et de fixation du
spectateur… De la création de son histoire par la supperposition d’états quantiques…

Un quantisme où l’abstrait de certains éléments
suggère un concept, une transpiration en cours,
une variation de temps qui vibre comme un
surréalisme et un appel à l’imaginaire, à la rêverie,
au questionnement.

Une forme de réalité augmentée et interactive…

Raconter, induire une histoire dans laquelle le spectateur est actif, guidant son imagination par pictogrammes, un abécédaire de mots, de phrases idéographiques. L’observateur co-participe à la création de la narration et réalise une augmentation de la réalité de l’oeuvre par sa projection spirituelle.

Une démarche de l’objet livre…

C’est ainsi que s’inscrit ma recherche et mon travail depuis plusieurs années, dans cette ambition d’inscrire, par le biais de l’émergence et de la ponctuation idéographique, un jeu de résonance ou le spectateur est aussi acteur, qu’il partipe à l’expèrience de l’objet livre, ou l’histoire n’est pas figé à l’instantané de l’oeuvre, fixée sur la surface et immobile au regard.

Cédric Bescond